24 septembre 2007

Sauvons le FRI, le bateau des luttes anti-nucléaires des années 70

Le FRI, a navigué près d’un siècle pour témoigner qu’un autre monde réconciliant l’Homme et la Nature était possible

Le FRI (Liberté, en danois), bateau-symbole de la lutte contre les essais de la bombe atomique, atteindra-t-il son siècle d’existence (95 ans en 2007) bien rempli au service de l’humanité ?

Rappelons quelques dates-phares du FRI :


Le FRi, voilier-goélette construit en 1912, lourd, rustique mais marin a connu un parcours hors du commun. Aujourd’hui, il est menacé de dispartion, quelques voix isolées se font entendre pour tenter de sauver ce voiler emblématique mis au service de la paix et de la solidarité internationale. Gilbert Nicolas est de ceux là, pasteur quimpérois, il a navigué à bord du FRI lors de l’épique opération de la flottille internationnale rassemblée en 1972/73 pour protester contre les essais nucléaires français dans le Pacifique.

Servant de voilier-cargo pendant 55 ans, le FRI avait déjà joué un rôle important lors de la seconde guerre mondiale, permettant notamment la fuite de l’Allemagne nazie de quelque 200 Juifs.

En 1971, grâce à l’écologiste américain David MOODIE, il devient un instrument au service de la paix et de la sauvegarde de la planète.


1973-75 : FRI est le « bateau-mère » de la flottille (qui outre le FRi, regroupe le Spirit of Peace, l’Arakiwa, Green Peace 3...) protestant contre les essais nucléaires à Mururoa, l’atoll tristement connu pour les essais nucléaires atmosphériques poursuivis par la France dans l’Océan Pacifique, ainsi que de l’opération « Odyssée de la Paix » en Polynésie et dans le Pacifique.

C’est encore le FRI qui inspecte, l’atoll de Bikini où les Etats-Unis ont réalisé leurs essais de bombe H en 1954.

L’épopée du bataillon de la paix



En 1973, après sept semaines dans la zone où doit avoir lieu un nouvel essai nucléaire, le FRI qui a, à son bord un équipage international appelé « Le Bataillon de la Paix », composé du Général de Bollardière, de Gilbert Nicolas, de Jean Toulat, de Jean-Marie Muller et de Brice Lalonde) est arraisonné par la Marine française aux abords de Mururoa,

Pour contrer cette opération anti-nucléaire, l’Etat avait mobilisé une armada composée de la division des avisos-escorteurs du Pacifique (DAPACI), spécialement renforcée, aux « Doudart », « Charner » et autres « Henry » s’étaient joints de nouveaux avisos-escorteurs « Commandant Rivière » et « Victor Schoelcher ». C’est le « Doudart » qui arraisonnera le voilier Fri qui sera rendu ultérieurement par la marine nationale mais dans un sale état.

Mais l’opération du FRI et de la Flottille de la paix est payante ; un an après, le gouvernement français décidait de la fin de ses essais nucléaires militaires dans l’atmosphère.

Cette opération avait démontré qu’une action non-violente résolue et déterminée pouvait donner de vrais résultats : « Nous avions ouvert le chemin des protestations bientôt suivies de celles de Greenpeace », note Gilbert NICOLAS.

Certes, la victoire n’est pas totale, les essais ont repris dans le Pacifique, de façon souterraine, ce qui fit dire à Gilbert NICOLAS au Quotidien des Festivals bretons, à Douarnenez (lors du Festival Maori en août 2001) : « L’atoll aurait dû être rendu à ses habitants. Le sol est désormais impropre à toute vie pour des milliers d’années »

Des marins, seul ou en flottille, n’ont pas hésité à s’ engager pour protéger la mer et alerter sur les dangers du nucléaire

Pendant toute la période du programme d’essai nucléaire français de Moruroa (1960 - 1995) des marins de toutes les nations dans des bateaux parfois minuscules, parfois seul, ont risqué leurs vies, année après année parfois dans de petites flotilles naviguant parfois au coeur des zones d’essais nucléaires pour alerter le monde du danger de la bombe atomique.


En 1995, année de la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique décidée par le président Jacques Chirac, 32 voiliers de nationalités différentes ont encore navigué tout autour autour de Moruroa. Cette opération combinée avec de grandes manifestations dans le mponde entier va faire plier l’Etat français, les essais furent finalement totalement arrêtés dans le Pacifique et la France signa un Traité complet d’interdiction d’essais.

En Europe, d’autres flottilles, dans les années 80, autour de Greenpeace, ont pris la mer pour protester contre l’immersion en mer de déchets nucléaires. Ces efforts conjugués avec la pression au niveau international ont eu comme conséquence une interdiction internationale permanente de rejets de dechets nucléaires en mer qui fut prise dans les années 90.

Le FRI au service de la solidarité internationale



Mais revenons au FRI, aprés le Pacifique, en 1976, il a poursuivi son périple autour de la Planète pour des causes généreuses, au service de l’Homme, comme sa participation à l’opération « Namibia ». Il a visité de nombreux territoires (Hiroshima, Nagasaki, la pointe Est de l’ex-URSS, la Chine, Bikini, Haïti, la Dominique…) en transportant chaque fois des dizaines de tonnes de médicaments, de nourriture, de vêtements….

Le FRI va-t-il disparaître ?

Puis, au fil des ans, le FRI s’est dégradé. Depuis de nombreuses années déjà, le quimpérois Gilbert Nicolas tente de sauver ce bateau symbolique, qui représente les drames et les espoirs de tout un siècle.

Inlassablement, Gilbert Nicolas s’adresse à l’opion publique en ces termes : « Pour sauver le FRI de la dégradation progressive il faudrait un petit miracle. Aura-t-il lieu ? La dégradation de la planète et la terreur ont leurs financiers généreux, l’écologie et la paix auront-elles les leurs ? »


--------------------------------------------------------------
Comment aider à sauver le FRI ?

Sont disponibles auprès de Gilbert Nicolas, 15 rue du Palais, 29000 QUIMPER

des cartes postales (1 €)

des autocollants (2 €)

le livre « Un bateau nommé ‘liberté’ » (15 €).

L’association « Les Amis du FRI » est reconnue d’utilité publique en France et les donateurs peuvent déduire leurs dons des impôts.



    

17 septembre 2007

La Flottille à l’Ile Longue pour une rade de Brest préservée et un avenir sans armes nucléaire


Journées du patrimoine 2007

lundi 17 septembre 2007

Dans le cadre des Journées du patrimoine, et en lien avec l’association Agir pour l’Environnement et le Développement Durable et Greenpeace, la Flottille rade de Brest pour une mer propre a organisé une nouvelle sortie illustrant sa volonté de protéger l’environnement naturel maritime exceptionnel de la rade de Brest, fidèle en cela à l’objectif fixé par ses initiateurs en septembre 2004, il y a donc 3 ans.

La Flottille a voulu aussi rappeler, une nouvelle fois à la population, anesthésiée par le discours dominant sur la banalité de cette présence, de la maîtrise absolue et l’absence absolue de tous risques, les risques potentiels énormes liés à la présence de la base nucléaire militaire de l’Ile longue.

Huit voiliers et un kayak (quelque peu isolé, félicitations à lui !) se sont retrouvés vers midi au port du Fret, à deux pas de l’immense base nucléaire, fer de lance de la dissuasion nucléaire, elle abrite en son sein, dans de profondes alvéoles, les sous-nucléaires lanceurs d’engins. La base est actuellement en travaux gigantesques (600 millions d’euros) pour accueillir les futurs missiles MR51 nouvelle génération.

La Flottille hétéroclite (catamaran, vieux gréément,... et même jonque) s’est élancée vers 14h du port du Fret pour s’approcher au plus près de la l’Ile Longue.

Surveillés de près par les vedettes de la gendarmerie maritime, photographiés, filmés, les bateaux participants ont longé le périmètre interdit sans y pénétrer. Le temps de crier au mégaphone quelques slogans anti-nucléaires, la flotte s’est alors dirigée vers le port de Brest. Il était près de 16h, sur place le comité d’accueil Greenpeace est venu saluer les participants.

Tout le monde s’est ensuite dirigé vers le site du Fourneau où était diffusé à l’initiative d’AE2D, un film documentaire sur l’état des pollutions affectant la rade de Brest.

Les voiliers de la Flottille ont ensuite regagné leurs ports respectifs de la rade (Tinduff, l’Auberl’ac’h, ou Rostiviec, Daoulas..).

Bientôt ils connaitront un nouvel hivernage. Mais dès le printemps 2008, la Flottille se reconstituera, et il est bien possible qu’elle se dirige à nouveau vers l’Ile longue.

La lutte pour une mer propre et un monde débarrassé de l’arme nucléaire est encore long...

Prenez votre place dans ce combat que certains ne manqueront pas de qualifier d’utopique mais tellement essentiel car il touche l’avenir même des générations futures...


Reportage photos




La gendarmerie maritime à l'oeuvre. Souriez, vous êtes filmés !



JPEG - 16.2 ko
La bonne humeur est
de règle à bord des voiliers



L'arrivée au port de Brest au bassin n°3


Les militants Greenpeace brestois sont présents pour accueillir, banderolle à l'appui les membres de la flottille

07 septembre 2007

La Flottille participe à sa façon aux Journées du Patrimoine

DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2007

Dernière SORTIE de l’année de la FLOTTILLE

RENDEZ-VOUS au FRET à MIDI

PIQUE-NIQUE à BORD ou à TERRE ,


14 HEURES APPAREILLAGE pour l’ILE LONGUE

- Animations « anti missile M51 »

- Devant l’Ile, cornes de brume, mégaphones, le plus de boucan possible…

- S'habiller en combinaison blanche, le blanc étant la couleur symbole de paix


RETOUR VIA le PORT de COMMERCE de BREST

où se déroulera une conférencedébat sur "la biodiversité de la rade de Brest, un patrimoine à préserver !" en lien avec AE2D, dans le but d’inscrire la Rade au Patrimoine Mondial, mais sans base nucléaire